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La Foi

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Saint Pie V - Portrait d’un Pape Catholique

- F. Peter Dimond -

Michel Ghislieri, connu sous le nom de Saint Pie V, fut l’un des plus grands papes de l’histoire de l’Eglise Catholique. C’est l’un des deux seuls papes à avoir été canonisé ces 500 dernières années.

Il régna de 1566 à 1572. Lors des années qui précédèrent son accession au trône de Saint Pierre, l’Eglise fut dirigée par des papes davantage préoccupés par les affaires du monde que par les problèmes spirituels, même s’ils se maintenaient dans la foi catholique traditionnelle.

Saint Pie V, au contraire, était réputé pour sa sévérité et sa fermeté. Au moment de son élection, il fit cette réflexion : « Avec l’aide de Dieu, j’espère que je gouvernerai de façon à ce que la douleur ressentie à ma mort soit plus grande que celle ressentie lors de mon élection ». Il voulait dire par là que son élection allait mettre fin à des choses qui avaient été tolérées, mais qui n’auraient pas dû l’être.

Avant d’être pape, Saint Pie V avait travaillé principalement comme inquisiteur. L’inquisition était la congrégation qui veillait au respect de la foi et enquêtait sur ceux qui en déviaient.

Cette information est intéressante parce qu’aujourd’hui l’inquisition est vivement critiquée, non seulement par les non catholiques, mais aussi par les faux catholiques de la secte Vatican 2. Le fait qu’un de nos plus grands papes aient longtemps servi avec enthousiasme dans l’inquisition, devrait nous rappeler que l’inquisition elle-même n’était pas une chose qui allait à l’encontre de la foi catholique, mais au contraire était nécessaire pour sauvegarder l’intégrité de la foi, même si certaines personnes s’en sont parfois servis à tort comme outil politique.

Pie V était également un grand ami de Paul IV, qui fut l’un des papes les plus agressifs et véhéments à l’encontre des hérésies et des hérétiques. C’est Paul IV qui créa cardinal Pie V. Vous pouvez donc imaginer comment Pie V considérait l’hérésie et de la déviation de la foi.

Pie V était une personne très spirituelle qui consacrait beaucoup de temps à la prière, à la pénitence, et vivait en ascète.

Dans son Histoire des papes, vol. 17, Ludwig Pastor raconte : « Pie V ne se laissait pas aller à une première impression, mais une fois qu’il avait formé une opinion définitive sur quelqu’un, il était presque impossible de l’en faire changer. Il se faisait plus rapidement une mauvaise opinion de quelqu’un plutôt qu’une bonne, surtout dans le cas de personnes qu’il ne connaissait pas. »

Cette citation est intéressante, parce que quand vous avez comme mission de préserver la foi, ou de combattre ses ennemis, vu qu’il y a tellement d’ennemis de la foi de par le monde, vous êtes obligés de vous faire une mauvaise opinion de la plupart des gens en vous fondant sur leur éloignement de la vraie foi.

De nombreuses personnes ont critiqué notre soi-disant manque de charité car nous serions trop prompts à dénoncer les ennemis de la foi. Ils devraient alors en dire autant de Saint Pie V, car lui aussi se retrouvait dans ce genre de situations et était obligé de se former rapidement une mauvaise opinion sur les gens.

Voici une autre citation de Ludwig von Pastor à propos de l’insistance de Pie V sur l’honnêteté absolue :

« La fermeté de Pie V sur tout ce qui concernait les réformes, l’administration de la justice et l’inquisition rappelait les jours de Paul IV. Pie V, aussi pieux qu’humble, et aussi grave qu’il était sévère, attendait beaucoup des autres. Il insistait surtout sur l’honnêteté absolue. Un homme qui lui disait une fois un mensonge perdait sa confiance pour toujours. »

Juste après son élection, il prit un certain nombre de mesures. Son premier acte fut de renvoyer le bouffon de cour de Pie IV. Il abolit également la tradition qui consistait à fêter l’élection papale par un banquet, et distribua l’argent qui aurait du être utilisé aux pauvres.

Une chose très importante à retenir est que Pie V considérait toutes ses décisions en tant que pape d’abord du point de vue spirituel, et seulement ensuite seulement d’un autre point de vue. Pendant le moyen-âge, les papes étaient tellement impliqués dans les affaires séculières, passant leur temps à régler les querelles entre rois, qu’ils avaient tendance parfois à devenir plus des diplomates que des prêtres ou des papes. Ils restaient catholiques, bien sûr, mais avaient tendance à regarder les choses d’un point de vue de chef d’état, plutôt que du point de vue de ce que Dieu voulait, de l’intérêt des âmes et des affaires spirituelles de l’Eglise.

Pastor raconte : « Au début de son pontificat, Pie V comprit dans un sens tellement littéral la protection que Dieu avait donnée à son vicaire sur terre, qu’il aurait bien aimé se débarrasser de tous les moyens de défense humains. Ses armes étaient la prière et le jeûne, les pleurs et la Sainte Ecriture, et il préférait suivre les pas des papes qui avaient défendu la dignité du Saint Siège par des armes spirituelles. »

On lit d’ailleurs, dans le livre Saint Pie V du vicomte de Falloux que le sultan turc Soliman, qui menaçait de ses armées les terres chrétiennes, avoua, en parlant de Pie V : « je crains plus les prières de ce pape que tous les efforts de leurs armes ».

On trouve dans la vie de saint Pie V, comme dans celle de tous les saints, un grand détachement par rapport à la famille. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’occuper de sa famille, mais plutôt qu’il faut suivre les conseils de Jésus dans Matthieu 10:37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ». C’est à dire que si un des membres de votre famille vous cause du tort spirituellement, vous devez l’ignorer.

Au cours du Moyen-Âge, il y eut de nombreux problèmes de népotisme et de favoritisme. Pie V, au contraire, n’avait pas ce problème. A propos d’un de ces neveux qui avait été arrêté pour immoralité, on lit dans le livre de Pastor : « Le pape le fit conduire devant une cour civile, et ensuite, sans même regarder son neveu, fit lire sa sentence à haute voix : ‘Paulo Ghislieri est privé de tous ses biens et revenus et, sous peine de mort, doit quitter le Vatican sous deux jours’ ».

En matière d’immoralité, Pie V décréta des mesures très sévères contre ceux qui s’étaient rendus coupables de tels actes :

« Dès le début de son règne, en janvier 1566, il publia un édit contre l’immoralité à Rome. Lors du consistoire du 23 janvier, le pape parla non seulement de la réforme du clergé, mais aussi des mesures à prendre contre le concubinage et le blasphème. Il publia pour cela un édit le 1er avril 1566 comprenant des mesures sévères contre la perturbation du service divin, la profanation des dimanches et des fêtes, la simonie, le blasphème, la sodomie et le concubinage. »

Pie V prit donc des mesures contre la profanation du dimanche. Si vous ne le savez pas, il est interdit de faire un travail servile le dimanche, comme tondre sa pelouse par exemple.

En juillet 1566, une ordonnance fut publiée contre les excès du luxe dans l’habillement et contre la somptuosité des banquets. En juin 1567, il fit une loi spéciale contre la pompe excessive des mariages.

On peut voir par ces mesures quel genre de pape était Pie V. C’est ainsi qu’un pape vraiment catholique, et fort, agit.

Pour en revenir au mariage, il est d’ailleurs étonnant de voir aujourd’hui, même parmi les catholiques « traditionalistes », combien les mariages sont luxueux et quel gaspillage d’argent ils occasionnent. La véritable importance du mariage tient à l’échange des sacrements, et pas à cet incroyable gâchis d’argent pour une cérémonie qui ne durera que quelques heures. Lors de la plupart de ces évènements, les gens sont en plus ivres et se conduisent de façon immorale.

Saint Pie V fit transporter hors du Vatican un grand nombre de statues païennes. Il prit également des mesures contre les prostituées et les adultères. Voici ce que nous dit Ludwig von Pastor dans son Histoire des papes :

« Un édit publié le jour de la sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet 1566, ordonna que les prostituées les plus connues soient expulsées de Rome sous six jours, et hors des états pontificaux, à moins qu’elles ne préfèrent se marier ou entrer au couvent. Cet édit provoqua une grande angoisse à Rome. Plusieurs craignaient qu’une telle sévérité dépeuple la ville et que plusieurs marchands ayant fourni des marchandises à crédit en souffrent. Pie V resta inexorable au sujet de l’expulsion des courtisanes les plus fameuses. Dès le 10 août, la plupart avaient quitté Rome même si beaucoup s’étaient converties. Le fait que de nombreuses courtisanes ayant été expulsées aient été tuées par des bandits de grands chemins parlait en faveur de celles qui n’étaient pas encore parties. Elles furent autorisées à rester, mais à condition de cesser leurs activités immorales. On leur assigna un quartier spécial dont elle ne pouvait sortir ni de nuit, ni de jour, sous peine de flagellation en public. Par cette sévérité, Pie V voulait les pousser soit à quitter Rome, soit à se convertir. On prononçait pour cela des sermons particuliers pour elles, comme on le faisait d’ailleurs avec les juifs. Le 5 septembre 1566, un ordre d’expulsion des courtisanes incorrigibles fut décrété. Le mal était tellement implanté que, tout au long de son règne, Pie V dut prendre des mesures chaque année. Les prostituées qui quittaient leur quartier étaient fouettées et les autres expulsées. Pour preuve de l’anxiété que ressentait le pape pour la conversion des ces femmes déchues, il persuada six femmes dévotes de se consacrer à cette tâche difficile. (...)

« Le pape surveillait la sainteté de la vie de famille avec soin, rien n’échappait à son attention. Ainsi, il empêcha les jeunes filles d’être employées comme servantes, et un édit publié à l’automne 1566 interdit à tous les romains qui avaient leur propre maison de fréquenter des tavernes. Beaucoup de cas d’adultères qui avaient lieu à Rome remplissaient Pie V d’une douleur indescriptible, et d’une indignation croissante. Dès le début de son règne, il fit tout pour changer les choses. Un rapport du 25 août 1568 déclarait que la menace de la peine de mort pour l’adultère était envisagée, afin que tous soient chastes ou que tous quittent la ville. Des gens étaient emprisonnés en permanence, quel que soit leur rang. Le 15 septembre 1568, une femme de la noblesse romaine coupable d’adultère fut emprisonnée à vie. Un des plus riches et respectés banquiers de Rome, ayant été convaincu d’adultère, fut fouetté publiquement en décembre 1566 comme ‘exemple salutaire pour les nobles’. L’année suivante, la rumeur courut à Rome que le pape avait prévu d’expulser toutes les femmes mariées tombées dans ce péché ; et le coupable était généralement fouetté avant d’être expulsé. En juin 1570, le gouverneur de Rome s’opposa à la peine de mort pour les adultères et le pape finit par accepter que l’adultère soit seulement puni de flagellation, d’emprisonnement et de bannissement. »

La sévérité de Pie V était telle que les prisons étaient surpeuplées. Pie V avait fait de Rome un monastère. Pastor :

« Sous le régime sévère qui avait maintenant été mis sur pied, la cité éternelle commençait à endosser ce caractère particulier, qui la faisait appeler le monastère universel. »

Le pape Pie V était tellement opposé à l’hérésie, et reconnaissait à tel point son caractère maléfique et les dégâts qu’elle pouvait faire aux âmes, que : « lorsqu’il apprit que [la ville de] Faenza était pleine d’hérétiques, il voulut procéder avec le maximum de sévérité. Il pensa à détruire la ville et transférer les habitants dans un autre endroit. »

Pie V s’assura également que les prêtres disent la messe trois fois par semaine, parce qu’à l’époque de nombreux prêtres ne disaient plus la messe régulièrement. Il fit également examiner les confesseurs afin de vérifier la pureté de leur doctrine et de leur morale. Il publia la bulle Quo primum, qui restaura le rite romain de la messe et le rendit obligatoire.

Saint Pie V disait également que les sujets de foi devaient avoir la priorité sur toute autre affaire, puisque la foi est la substance et le fondement de la chrétienté. Dans une constitution solennelle, il déclara que « son premier soin serait que l’hérésie, les fausses doctrines et les erreurs soient bannies le plus possible, car ainsi seulement la paix et la sécurité pourraient être restaurées dans l’Eglise ».

Voici une autre citation tirée du livre de Pastor qui montre à quel point un authentique pape catholique tel que Pie V était diamétralement opposé aux antipapes de la secte Vatican II :

« Au début, personne n’attendait autre chose de Pie V. Le nouveau pape, comme l’écrivait un cardinal en annonçant son élection au peuple de Gênes, sera un pasteur distingué qui, avant tout, soumettra les hérétiques, les ennemis de la foi. »

Saint Pie V renouvela également la bulle du pape Paul IV, Cum ex apostolatus officio contre les hérétiques et les schismatiques, daté du 15 février 1559, qui enseignait qu’un hérétique ne pouvait pas être élu pape car l’élection d’un hérétique à la papauté serait invalide.

Pie V était aussi vivement opposé aux protestants. D’après lui, c’était une secte qui marchait à tâtons dans les ténèbres.

On apprend également dans l’Histoire des papes qu’un seigneur italien, qui avait laissé rentrer des hérétiques sur son territoire, fut enfermé comme punition au château Saint-Ange jusqu’à ce qu’il ait permis que les hérétiques soient livrés à l’inquisition romaine.

A propos de l’attitude à adopter dans les églises, dont nous avons parlé avant, les romains à cette époque étaient loin d’être stricts dans leur comportement à l’Eglise et pendant le service religieux. Pie V fut obligé de remédier par une bulle à une chose normalement supposée acquise chez les bons chrétiens, à savoir qu’ils devaient se rendre à l’église vêtus modestement et avec révérence, parler à voix basse, prêter attention au service, toujours fléchir le genou devant le saint sacrement.

Cette citation est importante car même dans les églises soi-disant traditionalistes, vous trouvez des gens qui parlent dans l’église juste après la messe et qui ne montrent pas de révérence pour le saint sacrement.

Pie V était également dévoué à Notre-Dame et au Rosaire. La victoire contre les turcs de la ligue catholique lors de la bataille de Lépante en 1571 est en grande partie attribuée aux prières qu’ordonna Pie V avant la bataille. De Falloux raconte que « les différentes maisons religieuses de Rome reçurent de prier et de veiller afin que les supplications s’exhalent sans aucun intervalle auprès du Très Saint Sacrement. Lui-même [Pie V] persévéra nuit et jour dans l’oraison. » Le pape reçut d’ailleurs, par révélation spéciale, la nouvelle de la victoire à distance.

Sous son règne eut également lieu un miracle avec une image de la Vierge.

Voici le récit de Pastor : « En dépit de la grande étendue que le mouvement protestant semblait atteindre à Faenza, il fut bientôt évident que même dans cette ville, comme dans le reste de l’Italie, le protestantisme n’avait pas pris racine dans la masse des gens. Lors d’un grand incendie qui s’était allumé en pleine ville, une image de la Madone était restée intacte au milieu des flammes. Tout le monde vit dans cet évènement un miracle. Et pour une fois les diatribes quotidiennes des prêcheurs protestants contre la vénération des saints et de leurs images n’eurent aucun effet. »

Quand la reine hérétique Elisabeth continua de persécuter l’Eglise et répandit le schisme anglican, Pie V l’excommunia en 1570. On trouve une citation intéressante dans la bulle d’excommunication sur la nécessité de l’Eglise catholique pour se sauver : « La juridiction souveraine de la seule et unique Eglise apostolique, hors de laquelle il n’y a pas de salut, a été donné par Jésus-Christ à Pierre, prince des apôtres. »

Un autre fait intéressant concerne une tendance à se diviser en caste qui s’était développée en Italie parmi certains catholiques à l’époque.

Le système de caste en Inde est un système de ségrégation qui divise les gens entre différentes classes et les distingue par leurs habits, la nourriture, les personnes qu’elles peuvent fréquenter. Ce système hiérarchique profondément maléfique, fondé sur l’orgueil et sur leur fausse religion, divise en fait les gens en différentes catégories d’êtres humains.

Une chose similaire commençait à se développer parmi les catholiques. Deux familles se disputaient des privilèges. Les hidalgos réclamaient, en plus des exemptions de taxe, la priorité sur les autres, même à l’église, aux messes, à la réception des sacrements, et lors des processions. Cela donna lieu à des luttes et querelles sans fin. Pie V intervint alors avec toute son énergie contre ce genre de pratiques calquées sur les castes indiennes. Il révoqua les décisions de l’autorité civile comme inadéquates, et déclara que quiconque réclamerait une place spéciale à l’église encourrait l’excommunication.

C’est intéressant. Les autorités civiles s’étaient pliées aux demandes des classes dirigeantes comme en Espagne et avaient divisé les églises en deux, assignant le côté gauche aux hidalgos et le droit aux autres. Pie V mit donc fin à tout cela et refusa toute sorte de division entre les gens fondée sur le modèle des castes.

Pie V agit également contre ceux qui utilisaient les rites religieux juifs. Cette décision va de soi, mais ça vaut le coup de le mentionner car aujourd’hui il y a malheureusement au sein de l’Eglise Novus Ordo des gens appelés la « Communauté catholique hébraïque d'Israël » qui, bien que convertis du judaïsme, participent toujours aux rituels juifs.

Pie V réussit d’ailleurs à convertir de nombreux juifs. Pastor raconte que :

« … malgré toutes ses sévères ordonnances, Pie V avait un certain sentiment de bienveillance à l’égard de ces gens malheureux. Il faisait tout son possible pour les gagner au christianisme. Comme il le disait, ses efforts n’étaient pas tous en vain. Plusieurs juifs furent baptisés. A chaque fois qu’un des plus éminents parmi les juifs romains se disaient prêts à la conversion, le pape pratiquait le rite sacré avec ses propres mains et de cette façon plusieurs furent amenés à suivre leur exemple. A la fin du mois de novembre 1566, la maison des catéchumènes bâties par Paul III était presque pleine, et au même moment, un couvent, où les filles juives récemment converties pouvaient prendre le voile, devint trop petit pour le nombre qui y entrait, et donc le couvent dut être transféré vers une maison plus grande. Parmi les plus célèbres des juifs convertis que le pape baptisa avec ses propres mains, la place d’honneur appartenait au président de la synagogue âgé de 70 ans, Elie, et à ses trois fils. Ils reçurent les sacrements avec une grande solennité, et en présence des cardinaux et d’une grande foule de gens, y compris de nombreux juifs, à Saint Pierre, le 3ème jour de la Pentecôte, le 4 juin 1566. Emu par la grande piété, bonté et sainteté qu’ils voyaient chaque jour dans la vie du pape, en août 1566, 26 juifs et 12 de plus en octobre de la même année, suivirent l’exemple d’Elias. Dans chaque cas, il fut prévu que le baptême serait conféré avec une grande solennité par un cardinal. »

Le pape n’était pas seulement zélé pour convertir les juifs. Nous lisons, dans le livre Saint Pie V du vicomte de Falloux, que lorsqu’il était cardinal, « tous les matins, il descendait dans les prisons, visitait les accusés, et n’épargnait rien pour les ramener à Jésus-Christ. Il les engageait à disputer librement contre lui, et dissipait leurs doutes avec une douceur aussi persuasive que son éloquence. »

Au cours de son règne, Pie V dut souvent agir contre l’empire Turc qui menaçait la chrétienté. Par son zèle, il réunit les souverains catholiques divisés dans la sainte Ligue, qui fut à l’origine de la victoire de Lépante. Le pape arma des galères à ses frais, réduisant au maximum les dépenses inutiles. A propos des Ottomans, une citation intéressante montre également la façon dont un vrai pape catholique considérait les musulmans, et le contraste avec la secte Vatican II qui prétend que les musulmans adorent le même Dieu que les catholiques.

Voici ce que Pie V écrivait au roi de France, Charles IX : « En effet, votre majesté, désigne le tyran le plus inhumain, qui est en même temps l’ennemi le plus acharné de la religion chrétienne, sous le nom d’empereur des Turcs, comme si celui qui ne connaît pas le vrai Dieu, pouvait jamais être empereur ! ...donner le nom d’empereur à un infidèle, ce n’est pas autre chose que d’appeler le mal, bien, et le bien, mal. »

Sur un tout autre sujet, à propos des baptêmes calvinistes, certains de nos lecteurs ont remis en question la validité du baptême pratiqué par les calvinistes parce que les calvinistes pensent que le baptême n’a pas le pouvoir d’enlever le péché originel, et donc ils pensent qu’ils n’ont pas l’intention de faire ce que l’Eglise fait quand elle baptise. Mais, nous lisons que Pie V approuva la décision de la congrégation du concile qui se prononça en faveur de la validité du baptême pratiqué par de tels calvinistes, au motif que, malgré leurs erreurs, les pasteurs calvinistes maintenaient dans ce qu’il faisait ce que l’Eglise avait toujours fait en conférant le baptême.

Cet exemple réfute ceux qui disent que le baptême Novus Ordo n’est pas valide car les « prêtres » qui font les baptêmes en général ne croient pas au péché originel.

Pour finir, il faut remarquer que l’élection de Pie V au conclave de 1566 fut une surprise, car il n’était pas le candidat le plus en vue. Ce fut le cardinal saint Charles de Borromée qui permit en grande partie, par son soutien, l’élection de Pie V. Ce fut donc un saint qui réussit par la grâce de Dieu à conduire un autre saint sur le trône de Saint Pierre.

La Foi: La Vraie Liberté  •  © 2019  •  la-foi.fr

 

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