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La Foi

ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE, UNE, SAINTE ET APOSTOLIQUE

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L’Una Cum

- Monastère de la Très Sainte Famille -

Entretien sur la Messe 'Una Cum' / 2009

Quelques citations à propos de la discussion sur l’ "Una Cum"

Les citations suivantes permettent de réfuter ceux qui prétendent que ce serait un péché mortel ou compromettre la foi d’assister à une Messe où l’on prie pour Benoît XVI comme pape.

Certaines de ces personnes ont tellement erré sur cette question, et restent à ce point inflexibles à propos de leurs fausses opinions sur les Messes auxquelles on peut ou non assister, qu’ils sont tombés dans le schisme (en fait ils condamnent comme hérétique ou apostat toute personne qui reçoit les sacrements de la part d’un prêtre ayant une position théologique hérétiques). Comme le montre la discussion audio, leur position les obligerait à condamner comme hérétique le très rigoureux Pape Saint-Pie V.

Ainsi, ces éléments permettent de justifier la position équilibrée et catholique que nous avons énoncée sur la question d’où recevoir les sacrements aujourd’hui. Vous retrouverez notre avis dans la section : Messe et confession (LIEN). Cet audio, avec ces citations, permet de réfuter les faux traditionalistes radicaux schismatiques.

Toutefois, soyons clairs : le but de cette discussion et de ces citations ne veut pas dire pour autant qu’il est acceptable pour un prêtre ou un évêque d’inclure le nom de l’antipape Benoît XVI dans la prière du Te Igitur (ou la prière équivalente dans le rite oriental), ni que l’on devrait assister à toutes les messes traditionnelles où le prêtre accepte Benoît XVI comme Pape. A notre avis, on ne peut assister qu’à un nombre très limité de ces messes, car la plupart de ces prêtres sont des hérétiques notoires.

Cette discussion sert plutôt à montrer comment un catholique traditionaliste peut être justifié en recevant la communion de certains prêtres qui célèbrent la Messe traditionnelle et reconnaissent Benoît XVI comme pape.

Cette discussion permet de défendre notre position. Une personne peut être justifiée en recevant les sacrements de certains de ces prêtres, tant que l’on n’est pas d’accord avec ce prêtre, que l’on ne le soutient pas, et que ce prêtre n’est pas un hérétique notoire et qu’il n’est pas contraignant dans son hérésie.

LE PAPE PIE VA PROPOS DE LA RE-ADMISSION DES ANGLAIS SCHISMATIQUES

« Quand le cardinal inquisiteur Pie accorda à certains prêtres anglais le pouvoir d’admettre à nouveau des schismatiques dans l’Eglise Catholique, la seule condition était qu’ils s’abstiendraient de recevoir l’eucharistie protestante. En 1567, en tant que Pape, il établit une condition plus rigoureuse, à savoir ne pas assister aux messes protestantes. » (Robin Anderson, St. Pius V, Tan Books, p. 45)

Le Pape Saint-Pie V, qui fut un pape extrêmement rigoureux et totalement catholique, avait posé des conditions pour la réadmission des schismatiques anglais dans l’Eglise catholique. Ces schismatiques s’étaient compromis avec une nouvelle fausse ‘Messe’ (semblable à la Nouvelle Messe Vatican II) et avec des hérésies comparables à bien des égards à ce à quoi nous faisons face avec la secte Vatican II. Cette citation montre que beaucoup de personnes recevaient les sacrements traditionnels de prêtres anglais qui s’étaient compromis, plus par lâcheté que par accord avec la Reine hérétique. Donc, ils désiraient toujours donner les sacrements aux traditionalistes.

Donc, confronté à une telle situation ecclésiastique, similaire à la nôtre, quelle condition posa ce pape extrêmement rigoureux pour le retour des convertis ? Est-ce qu’il leur demanda de ne plus recevoir la Communion des prêtres qui s’étaient compromis ou qui étaient un tant soit peu hérétiques ? Non. Il leur demanda de ne plus aller aux messes protestantes et de ne plus recevoir l’hostie protestante invalide – point barre.

LE PAPE ST. GELASE DEMANDE À DES EVEQUES DE RETIRER LE NOM D’UN EVEQUE NON CATHOLIQUE DE LEURS DIPTYQUES

« Le pape [Gélase] fit tous les efforts possibles pour presser les évêques de langue latine d’Illyrie de rayer le nom abhorré d’Acace de leurs diptyques. » (Leo Donal Davis, The first Seven Ecumencial Councils, p. 211)

Comme nous pouvons le voir, c’était très important pour les évêques d’effacer les noms des hérétiques et schismatiques de leurs diptyques (l’équivalent de la prière du Te Igitur). Mais est-ce que le pape Gélase fit quoi que ce soit pour excommunier les chrétiens catholiques qui continuaient à assister à la messe en Illyrie si leurs évêques ne s’y conformaient pas ou mettaient du temps à se soumettre à la recommandation ? Il n’y a aucun indice en cette faveur.

« La politique religieuse de l’empereur fut malheureusement moins heureuse. En Egypte, les patriarches successifs d’Alexandrie jusqu’en 518 anathématisèrent systématiquement le Tome de Léon et la définition de Chalcédoine. A Jérusalem, le patriarche continuait à adhérer à l’Henotikon alors que le monastère palestinien proche de Gaza dirigé par Pierre l’Ibère demeurait un vivier de monophysites radicaux. En Syrie, le Patriarche d’Antioche, Palladius, fut conforté dans son opinion anti par l’un des principaux théologiens du Monophysisme, Philoxène de Mabboug. » (Leo Donal Davis, The first Seven Ecumencial Councils, p. 209)

Nous citons ce passage pour montrer qu’il était très courant pendant le premier millénaire que des Sièges épiscopaux soient aux mains d’hérétiques et/ ou de schismatiques. Les Sièges épiscopaux retournaient finalement aux mains d’un évêque catholique. C’était une chose récurrente. Avec tout ce va et vient d’hérétiques et de schismatiques, il arrivait certainement très souvent que les prêtres et les évêques tardent, négligent ou n’enlèvent pas les noms des hérétiques ou des schismatiques de leurs diptyques (les diptyques étaient l’endroit où le nom de l’évêque et/ou des évêques en communion – les autorités ecclésiastiques légitimes - était mentionné dans la liturgie. C’était l’équivalent du Te Igitur).

Ainsi, il est certainement arrivé de très nombreuses fois que des catholiques (qui étaient en désaccord avec l’hérésie ou le schisme) aillent à une Messe où était mentionné le nom de l’un des hérétiques. Pourtant les papes ne décrétèrent jamais – ou au moins jamais de façon systématique – que tous les catholiques devaient être vigilants quant à cette question, et ne jamais assister à aucune Messe (sous peine de péché mortel) où le prêtre manquait à son devoir en n’enlevant pas le nom de l’hérétique ; ni même n’excommunièrent les laïques qui manquaient à cette obligation. La responsabilité reposait sur les prêtres et les évêques célébrant la liturgie.

LE PAPE ST. ANASTASE A PROPOS DE L’ORDINATION DES SCHISMATIQUES

Pape St Anastase II, Exordium Pontificatus mei ; 496, L’ordination des schismatiques : « Conformément à l’usage de l’Eglise catholique, ta très sainte sérénité voudra bien reconnaître qu’aucun de ceux qu’a baptisés Acace ou qu’il a ordonnés prêtres ou lévites conformément aux canons, n’est affecté par quelque dommage en raison du nom d’Acace, en sorte que peut-être la grâce du sacrement transmise par un homme inique paraîtrait moins assurée. [...] Car si les rayons de ce soleil visible, même en traversant les lieux les plus répugnants, ne sont tachés par aucune souillure provenant d’un contact, à plus forte raison la force de ce soleil qui a fait le soleil visible ne sera-t-elle pas limitée par l’indignité du ministre. C’est pourquoi celui-là aussi, en administrant en mal des choses bonnes, ne s’est nui qu’à lui-même. Car le sacrement inviolable qui a été donné par lui a gardé pour les autres la perfection de sa vertu. » (Denz. 356)

Cela permet de réfuter la position de certains radicaux schismatiques. Certains de ces faux traditionalistes schismatiques radicaux prétendent que des prêtres qui ont été ordonnés par des évêques qui étaient des hérétiques ou des schismatiques ou compromis de quelque façon doivent nécessairement et/ou irrémédiablement être évités. Par exemple, un schismatique affirma dans une ‘abjuration’ formelle : « Je rejette et condamne comme illégal et schismatique tout évêque ou prêtre qui fut consacré ou ordonné par [suit une liste de noms d’évêques indépendants]... »

Comme nous l’avons vu, les vrais papes catholiques avaient des opinions bien plus raisonnables que les schismatiques radicaux car ils reconnaissaient que vous n’étiez pas affecté par le schismatique simplement pour avoir été ordonné par lui, à moins d’avoir été d’accord avec lui, de l’avoir aidé, ou d’avoir été obstinément affilié avec lui après avoir été au courant de son hérésie. Les papes rejetaient la fausse mentalité des schismatiques radicaux, selon laquelle le schisme/l’hérésie se diffuse et vous infecte même si vous n’êtes pas d’accord avec.

LES SIMILITUDES ENTRE LE SCHISME ANGLICAN ET LE SCHISME VATICAN II :
P. RISHTON CONFIRME NOTRE POSITION

Parlant des décrets de l’hérétique Reine Elisabeth, qui essaya de forcer les catholiques à se conformer à une Nouvelle Messe et à des enseignements hérétiques, le père Rishton fait le résumé suivant :

«Elle [Elizabeth] a également contraint les gens à fréquenter les églises comme avant, et conformément à la loi, a infligé une amende d'un shilling à quiconque serait absent [pour la nouvelle messe] les jours de fête. Et donc, par la force ou la fraude, il arriva que la plus grande partie des catholiques s’était donnée par degrés à leurs ennemis, et ne refusaient pas de temps en temps d'entrer publiquement dans les églises schismatiques et d'entendre les sermons dans celles-ci, et de recevoir la communion dans ces conciliabules. Dans le même temps, ils faisaient dire la messe en secret dans leurs propres maisons par les prêtres mêmes qui dans l'église célébraient publiquement la fausse liturgie, et parfois par d'autres qui ne s'étaient pas souillés avec des hérésies ; oui, et dans ces temps désastreux se trouvaient souvent le même jour, sur la même table, des participants de celle de notre Seigneur et des partisans de la table du Diable, c'est à dire de la très sainte Eucharistie et du souper calviniste. Oui, et ce qui est encore plus merveilleux et plus triste, parfois le prêtre disant la messe à la maison, pour le bien de ces catholiques qu'il savait être désireux de celles-ci, apportaient avec lui des Hosties consacrées selon le rite de l’Eglise, avec lesquelles il les faisait communier en même temps qu’il donnait à des catholiques plus négligents de la foi le pain préparé pour eux selon le rite hérétique ». P. Edward Rishton, The Rise and Growth of the Anglican Schism, Tan Books, p. 267)

Il y a plusieurs choses intéressantes dans cette citation.

Premièrement, le lecteur devrait être étonné par la ressemblance avec la période post-Vatican II (Nouvelle Messe, prêtres indults). Cette citation pourrait très bien décrire ce qui s’est passé avec les prêtres indults pendant les dernières décennies, mais elle vient en fait du 16ème siècle ! La similitude est incroyable.

Deuxièmement, notez que le P. Rishton dénonce clairement le fait de recevoir le pain de la Nouvelle "Messe" qui avait été importé dans les églises en Angleterre (la Cène Calviniste) en disant que ça revient à prendre part au repas du diable. Ce qu’il décrit correspond à ce que les gens font aujourd’hui en allant à la Nouvelle Messe.

Notez que P. Rishton indique qu’il était ‘triste’ que des prêtres compromis donnent aux gens "plus négligents de la foi, le pain préparé pour eux selon le rite hérétique" en même temps que le prêtre donnait la Communion aux "Catholiques...selon le rite de l’Eglise". Notez qu’il indique que les gens qui recevaient la Communion selon le rite traditionnel, mais recevait cette Communion d’un prêtre qui utilisait les deux rites (i.e. un hérétique compromis), faisaient davantage attention à la Foi ! Pensez à la signification de cet argument. Il est évident que P. Rishton ne condamne pas ces gens comme hérétiques pour avoir reçu la communion de la part d’un hérétique, car il reconnaît qu’ils n’étaient pas d’accord avec l’hérétique ou ne recevait pas le pain invalide que le prêtre donnait aux autres.

Souvenez-vous que selon certains schismatiques radicaux, la position que nous avons énoncée, à savoir que l’on peut recevoir les sacrements de certains prêtres non sédévacantistes qui ont des opinions hérétiques mais ne sont pas connus pour leurs hérésies, ou ne les imposent pas, est un péché mortel et une hérésie. Est-ce que ce prêtre catholique du 16ème siècle (P. Rishton) pense de même ? Non. Il va même plus loin : même s’il condamne la nouvelle messe anglaise, il ne considère pas comme hérétiques les gens qui recevaient les sacrements traditionnels de prêtres qui usaient du rite hérétique de la ‘messe’ et qui étaient eux-mêmes des hérétiques compromis avec la Reine apostate.

Donc, les radicaux schismatiques qui condamnent notre position comme hérétique, devraient aussi condamner ce fameux prêtre missionnaire catholique comme un hérétique ‘manifeste’ et ‘notoire’. Mais est-ce vraiment plausible ? Est-ce que son opinion contredirait totalement ce que pensaient les autres prêtres se son époque ? Non. Cela devrait vous montrer comme les catholiques de l’époque voyaient les choses : ils étaient raisonnables. Ils savaient faire des distinctions. Ils étaient capables d’identifier l’esprit de la loi quand à ces questions. L’esprit de la loi est très important quand on traite ce genre de questions – ce qui ne vaut pas pour les dogmes, qui doivent eux être pris au pied de la lettre.

Ces prêtres catholiques reconnaissaient que, en cas de nécessité et de crise, on peut autoriser certaines choses afin d’assurer aux âmes des grâces spirituelles, du moment que la foi n’est pas compromise. Ils reconnaissaient que recevoir un sacrement de la part d’un prêtre ne revient pas à approuver les hérésies ou compromis personnels de ce prêtre, à moins que celui-ci impose ses hérésies, que vous ne le souteniez dans ces hérésies ou qu’il devienne connu pour ses opinions hérétiques. Ces prêtres catholiques reconnaissaient que les sacrements sont puissants ; que Dieu souhaite que les gens les reçoivent s’ils peuvent les recevoir d’une façon acceptable qui n’équivaut pas à un rejet de la foi. Ils reconnaissaient que les catholiques qui faisaient appel aux prêtres compromis dans cette affreuse période élisabéthaine, ne serait pas allé voir ces prêtres s’ils avaient d’autres choix.

Les radicaux schismatiques qui condamnent notre position feraient bien d’y réfléchir à deux fois, car ils ont tort et se dirigent vers l’abysse. Tout simplement parce que condamner des gens comme hérétiques alors qu’ils ne le sont pas est schismatique.

La Foi: La Vraie Liberté  •  © 2019  •  la-foi.fr

 

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